L'interview de Chantal Braun pour son nouveau roman en campagne de presse nationale chez Best Seller Consulting

Licence de lettres (option anglais et études théâtrales) et CAPES en poche, Chantal Braun a préféré « voyager le monde », et s’établir quelques années aux USA (où elle travaillait pour une grande organisation internationale) avant d’embrasser, en France, la carrière de professeur de l’Éducation Nationale. Elle vit à présent à Marseille avec son compagnon qui partage avec elle l’amour du théâtre – avec une prédilection assumée pour les comédies délirantes qui ont sans nul doute influencé l’écriture de ce roman déjanté.

Quels sont vos premiers souvenirs d’écriture ?
Mes premiers souvenirs d'écriture remontent à mes rédactions de français au collège. C'était pour moi un exercice jubilatoire et j'essayais d'y exceller, surtout en 4ème et 3ème car j'adorais ma professeure de français, auteure d'un livre "sur les pas d'un faune" que nous nous disputions toutes pour lire à la récréation.

Quand avez-vous commencé à travailler sur ce livre ?
J'ai commencé un peu par hasard en 2008. Je visionnais, avec mon ami, une pièce de théâtre comique un peu poussive  malgré d'excellents comédiens. Alors que je me levai pour quitter le salon, mon compagnon me fit remarquer que le comique ne pouvait démarrer, en fait, qu'après un certain temps d'exposition. Malheureusement, dans ce cas précis, l'exposition se prolongeant jusqu'au milieu de la pièce sans qu'aucun vrai ressort comique n'en émerge, nous avons préféré renoncer. "C'est très difficile de faire rire, voire même de faire sourire, beaucoup plus que de faire pleurer", nota mon compagnon. Mais en essayant plus tard de comprendre où la pièce avait pêché, je me suis mise en fait à m'interroger sur les ressorts du comique...et, par jeu,  à répertorier sur une feuille de papier tous les "styles" de comique possibles : comique de langage (de jeux de mots, d'accents, de répétition), comique de geste, de caractère, de situation, de mœurs, de clash social (quand des individus de classes sociales très différentes sont mis en présence), ejusqu'au ressort comique le plus efficace : le "comique de quiproquo" (dont Feydeau usait et abusait dans ses pièces). Je me suis ensuite demandé quelle situation cocasse pourrait jouer sur tous ces comiques à la fois. Cette démarche déductive, commencée par une grande feuille blanche, a abouti en fait au "scénario" de "Demain soir même heure à l'hacienda", que j'ai écrit, au départ comme une pièce de théâtre avant d'en faire un roman.

Qu’est-ce qui vous a paru le plus difficile à appréhender pour publier ce livre ?
Je ne connaissais pas d'éditeur vraiment spécialisé dans le roman humoristique en France. Je n'en ai trouvé qu'un seul , à l'époque tellement empêtré dans un conflit judiciaire avec les héritiers d'Hergé, le  créateur de Tintin, qu'il refusait tout manuscrit. Je me suis donc tournée vers Publibook, éditeur participatif particulièrement éclectique, bien noté dans le répertoire d'éditeurs de "L'oie Plate".

Comment avez-vous choisi le titre ?
 J'ai choisi ce titre au départ parce qu'il me semblait résumer le mieux la situation décrite dans le roman.  Une situation, limitée dans le temps et l'espace, où des gens d'horizons très divers, animés de motivations très différentes, - pour certaines très sérieuses, pour d'autres, très libertines, d'autres encore très cocasses-, vont tous se retrouver un soir (le soir de la fête du printemps en fait !!!! )dans un même lieu = " l'Hacienda" pour les uns, l'"Hôtel Val d'Ourec" pour les autres, ou  "Le Château de la Gaudriole" pour d'autres encore  (en fait le célèbre château de Bagatelle du bois de Boulogne). Le clash alors sera d'autant plus prévisible que - dans pratiquement tous les cas de figure - chacun des protagonistes se méprend sur l'identité de l'autre - qu'il croit présent sur les lieux pour des motifs totalement erronés. ...À part le commissaire Van der Bruk (prononcer Van der Brouk) qui - chargé de repérer dans pareil boxon le duo d'espions qu'il recherche - assiste impuissant dans son QG à la cataclysmique méprise.

Si vous deviez le présenter succinctement à vos lecteurs, que leur diriez-vous ?
 Je crois avoir un peu répondu à cette question dans la question précédente. Ajoutons-y  le fait qu'un grand nombre de buissons du parc ont été ce soir-là truffés de micros...ce qui offre une caisse de résonance savoureuse à tous les dialogues de la soirée, qu'ils soient sucrés, salés, ou chargés de malentendus.
 
Si ce livre devait faire passer un seul message, quel serait-il ?
Ce serait bien sûr un message de tolérance, comme l'attitude du sieur La Motte amené, au cours de l'histoire, à revoir tous ses préjugés sur la faune flamboyante (constituée en majeure partie de travestis, d'ailleurs toujours très présents sur cette zone de Paris ) qu'il a reçus ce soir. Car contre toute attente c'est cette "bande de rastaquouères" et autres "histrions de fête foraine" comme il les nomme au début, qui vont - suite à quelques péripéties impayables et inattendues (que je n'ai pas l'intention de vous dévoiler ici) - sauver sa multinationale. Enfin il me faut aussi mentionner, apparent seulement à la fin de l'histoire, un message politique beaucoup plus inattendu dans ce style de roman, d'autant que ce livre a été écrit de 2008 à 2011, soit bien avant le conflit en Ukraine (pays où j'avais séjourné quelque temps auparavant et où l'on pouvait déjà détecter les prémices du conflit).
Bien sûr, un roman humoristique qui serait amené à aborder, par le biais du vécu de l'un de ses protagonistes, pareil conflit politique, ne pourrait le faire que de façon voilée, simpliste, voire même manichéenne. Bien sûr aussi la situation de la Moldavie (= la  "Moldovalachie" dans le roman) est très différente de celle de l'Ukraine, et la bande d'oligarques russes prêts à faire main basse sur le pays (situation politique authentique) ne sont jamais désignés comme tels (= les fossilisés de la faucille, les nostalgiques du grand ours, les anciens petits veinards de la nomenklatura...) . Mais le message d'appel au secours aux pays de l'Union européenne reste le même en fait....Et c'est bien la preuve qu'un message politique peut se cacher partout (même dans un roman humoristique qui n'était pas à priori destiné à ça).
 
Aujourd’hui, quels conseils donneriez-vous aux auteurs qui souhaitent publier comme vous leurs livres comme vous ?
Le plus important est de bien cibler, dans une longue liste d'éditeurs, ceux qui sont spécialisés dans le genre de votre roman (et donc susceptibles de le publier). Pour cela vous pouvez vous procurer, dans le répertoire de "L'Oie Plate" la liste des éditeurs francophones classifiés selon leur catégorie. La liste accorde aussi des tomates (icônes négatives) ou au contraire des étoiles aux maisons d'édition, vous mettant particulièrement en garde contre les éditeurs peu scrupuleux.
 
Pour finir, pourquoi avoir choisi Best Seller Consulting pour défendre votre livre dans la presse ?

J'ai failli répondre par solidarité sudiste (vu que j'habite Marseille), mais bon, ce n'est pas totalement une boutade  car dans ce domaine aussi les codes de l'establishment parisien sont difficiles à percer. Best, Seller Consulting me paraissait beaucoup plus accessible.

 

Chantal Braun " Demain soir même heure à l'Hacienda" - 547 pages - 27 euros - Editeur Publibook

 

Chantal Braun a souscrit à une campagne de presse nationale auprès de Best Seller Consulting pour défendre son roman auprès de la presse et des médias. Plus d'informations ici !

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