L'interview d'Alain Routier sur son dernier livre " Zigou Zag"

Alain Routier vient de faire paraître son dernier ouvrage " Zigou Zag, les taxetou à l'assaut du pouvoir" (édition Edilivre). Il revient pour nous sur l'écriture de cet roman à l'humour féroce et cinglant. 

 

Quels sont vos premiers souvenirs d’écriture, Alain ?
J’ai écrit toute ma vie ayant pris l’habitude de tenir un journal professionnel où je prenais des notes au fur et à mesure de l’avancement des projets auxquels je participais.
J’ai gardé trace d’un accrochage avec Jacques Chaban-Delmas quand j’intervenais sur les silos nucléaires du plateau d’Albion...
J’ai participé à la construction de l’aéroport Roissy en France (devenu Charles de Gaulle), à l’armement du sous-marin le Redoutable, au système d’arme nucléaire (silos du Vaucluse).
J’ai roulé ma bosse du Barrage du Montcenis à l’ Écluse maritime du Havre, des Fours verriers de Saint-Gobain, à l’Autoroute de l’Esterel, de l’ Informatisation du Crédit Populaire du Maroc, au des coûts des opérations bancaires (BDF), de la salle de Marché de la Sber Bank (Ukraine), au projet Energobank (Ouzbekistan),...
Que de souvenirs me viennent à feuilleter mes cahiers de 200 pages où je retrouve les noms des participants, les problèmes abordés, les conflits et tout leur bazar,  pendant plus de 35 années d’écriture !
Les grandes organisations mises en place sur les Projets d’envergure voient toujours  s’affronter des idées et des hommes ambitieux et quelquefois ça barde..
Ce qui m’a passionné dans mon métier, c’est, à chaque fois, la découverte d’un univers technique et humain tout à fait nouveau pour moi. Comme si j’étais censé tout connaître d’un métier inconnu , je débarquais le trouillomètre à zéro avec candeur et audace là où je n’aurais jamais espéré être.
Alors, j’ai beaucoup écouté, peu parlé et beaucoup écrit.
J’ai essayé de m’entourer de gens compétents qui ont souvent fait tout le travail... Sans vergogne j’ai tiré quelques ficelles et écrit des milliers de pages, mais je n’ai jamais signé de mon nom, j’avais la sagesse (ou la ruse) de mettre en avant  les « meilleurs que moi ».
Tous devant et moi derrière !
J’ai aussi écrit beaucoup de poèmes depuis 50 ans, dont pas mal de vers érotiques, mais ma femme est tombée dessus...Il me reste les autres. J’ai écrit Mac Lah (Moteur à Crottin et Lampe à Huile), un roman d’anticipation que les majors de l’édition m’ont tous refusé. (je contestais le réchauffement climatique). Un seul éditeur courageux avait fait le pari,  mais, pas de chance, il a déposé son bilan un mois avant le tirage... En 2001 j’ai écrit une pièce de théâtre en alexandrins, la conquête de Paris, jamais publiée.

Quand avez-vous commencé à travailler sur Zigou Zag ?
Dès le début des primaires socialistes ; j’ai écrit les 144 versions de mon livre en associant, comme à mon habitude, des « chroniqueurs mâles et femelles, amis, parents ou proches. J’ai testé sur eux, à leur inconscient, chacune des saynètes de ma pièce et j’ai eu des retours précieux pour ma comédie du pouvoir. 

Qu’est-ce qui vous a paru le plus difficile à appréhender pour publier ce livre ?
Trouver dans l’actu les pépites comiques dont je voulais garnir ma pièce, comme on met des cerises dans un clafoutis.
Si les cerises sont gâtées, le clafoutis ne vaut rien ! Éviter l’insulte, mais fuir le penser correct destructeur d’humour.

Comment avez-vous choisi le titre ?
Au début, mon livre s’appelait «  érections présidentielles 2012 » puis j’ai pensé avec mes chroniqueurs et chroniqueuses à « Poët Poët » qui sonnait bien, mais au final c’est Zigou Zag qui l’a emporté parce que mon personnage principal hésite en permanence  entre la mollesse du Zig et la rudesse du Zag. (et inversement).  C’est un nom qui lui va bien. L’actu d’aujourd’hui prouve que ce nom lui va comme un gant.

Si vous deviez le présenter succinctement à vos lecteurs, que leur diriez-vous ?
Zigou Zag est un héros tragique qui va être poussé au pouvoir suprême par la haine anti-Napô et qui se rend compte qu’il n’a pas le niveau de son rival. Alors il fait semblant et il jure qu’il fera tout le contraire de l’autre. Napô est brillant, lui sera « Normal »...
Autour des 2 principaux candidats gravitent des conseillers avides d’honneur républicain qui poussent leur favori. Ce sont les taxetou qui veulent taxer encore et encore.

Si ce livre devait faire passer un seul message, quel serait-il ?
Soyez ce que vous êtes et ne trichez pas, le naturel revient toujours au galop !

Aujourd’hui, Alain, quels conseils donneriez-vous aux auteurs qui souhaitent publier comme vous leurs livres comme vous ?
Cent fois sur le métier... Grâce à Internet vous pouvez vous constituer une « Garde » et suivez de temps en temps (pas toujours) leurs avis et conseils.

Pour finir, quel est votre livre de chevet, Alain?
Le Prince, de Machiavel.
 

 

> Alain Routier " Les taxetou à l'assaut du pouvoir " édition Edilivre - 128 pages - 13,50 €

 

 

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