Alban Bourdy se confie sur son dernier roman "Chute Ascendante" dans une interview à lire ici !

Alban Bourdy a vu son nom lié au au célèbre mouvement sectaire "Ashram Shambala". Dans ce livre, il a créé un alter-ego baptisé Philibert Dumont qui a écrit le roman de son histoire. À travers ce personnage populaire, Alban Bourdy témoigne de son expérience avec humour en la déplaçant dans un contexte plus spectaculaire. Philibert vit parfois au grand jour la tumultueuse et cocasse aventure de Alban Bourdy au coeur d' univers occultes.

"Chute Ascendante" pose un regard intérieur sur la nature des milieux sectaires, mais c'est surtout une quête initiatique universelle, une histoire d'amour extrême et complexe entre l'auteur et une sulfureuse sud-américaine, ici appelée Marìa-Montserrat.

 

Quels sont vos premiers souvenirs d’écriture ?
J'avais huit ans, j'écrivais des chansons, des biographies de personnages inventés, des commentaires sur les matches de football ou des critiques musicales sur les albums qui venaient de sortir. J'éprouvais le besoin d'écrire sur tout ce qui me passionnait, sans doute mû par une volonté de m'approprier ce qui faisait l'actualité, je rédigeais des programmes politiques, aussi des sketchs parodiques sur le modèle des Inconnus. A partir du moment où j'ai appris à tenir un stylo en main, j'ai eu en moi ce démon qui me fait écrire avant d'avoir même posé le pied par terre. J'aimais multiplier les points de vue. Mon ouvrage préféré à cet âge était le dictionnaire, j'avais une encyclopédie Larousse de quinze volumes dont il était très difficile de m'extraire et qui me soustrayait au sommeil que j'aurais voulu pouvoir éradiquer de mon existence. Passionné par les encyclopédies, j'avais dès mes sept ans l'ambition d'en rédiger une par mes soins et m'employais souvent à écrire des articles pour celle-ci (articles qui n'étaient bien sûr que des "copier-coller" parfois rassemblés de ce que je lisais ou entendais de ci-de là).

Quand avez-vous commencé à travailler sur ce livre ?
J'ai commencé à travailler sur "Chute Ascendante" à la fin du mois d'octobre 2012. J'étais alors dans un état aigu de confusion, ne comprenant plus rien à la situation dans laquelle je me trouvais. L'impensable s'était produit. Plus rien n'avait plus de sens. La femme que j'aimais et qui était aussi mon associée professionnelle venait de s'installer chez celui que je croyais mon meilleur ami et qui m'avait juré dès le jour de notre première rencontre une loyauté et un soutien indéfectibles. Ce qui est déjà en soi un séisme, mais l'est particulièrement dans cette situation tarabiscotée que je partage dans le roman. Nous étions diffamés de toute part sur la toile par des inconnus étonnamment fort bien informés. J'avais tout perdu ce qu'il était possible de perdre. La "Marìa" de mon livre (femme de renommée internationale) et mon ami avaient en plus fait cela dans mon dos, sans même m'en avertir. Ils semblaient évoluer dans une idylle sans nuages, un "océan d'amour", comme si je n'avais jamais existé. Moi qui hier encore était flatté et loué de tous... Les distorsions internes à notre groupe et la volonté de beaucoup d'effacer tout cet épisode rocambolesque de leur vie qui portait préjudice à leur image m'ont totalement isolé. J'étais pestiféré de presque tous, et parmi eux ceux qui m'avaient entraîné dans cette histoire qu'ils n'assumaient plus et dont je portais le poids seul sur mes épaules, comme si je devais être le sacrifié, celui qui était devenu gênant. Pour survivre, j'avais tout à reconstruire et n'avais pour ce faire que ma plume (j'avais à ce moment-là depuis quelques années perdu toute ambition d'auteur). En ce genre de moments, nous sommes testés sur nos réelles capacités : clairement, c'était quitte ou double ! Je sentais clairement que ou je me laissais gagner par cette configuration où tout le monde semblait souhaiter que je me désintègre et je glissais vers la folie, la dépression, le suicide ou je prenais ça comme un coup de fouet, une occasion inespérée de franchir un pas, de faire entendre ma voix. Même si ce déni de mon existence était si violent qu'il me procura l'énergie nécessaire à porter un projet solide, je dois confesser que mon principal moteur était surtout un souci vis-à-vis de "Marìa" : livrer la vérité (même par des chemins détournés) afin de laver son honneur bafoué. Je réalisais en l'écrivant que l'histoire que nous avions vécu était fort épique, c'était aussi un vif soulagement de relater publiquement ces faits. J'ai réussi ainsi à écrire l'œuvre la plus aboutie dont je n'ai jamais accouché, celle qui sera la première à être publiée. J'ai achevé la première partie presque d'une traite. La situation a évolué entretemps entre "Marìa" et moi et j'ai rédigé la seconde partie de l'œuvre durant les mois de janvier et février 2013, j'étais alors libéré et disposait de plus de recul pour aborder de front un sujet dont je ne me sentais pas le cœur d'affronter totalement dans la première partie. Pour faire bref, à la manière des Bleus dans leur match de barrage contre l'Ukraine qualificatif pour la Coupe du Monde Brésilienne, il m'a fallu être acculé au pied du mur pour me mettre sérieusement à produire un travail d'écriture tenant la route.

Qu’est-ce qui vous a paru le plus difficile à appréhender pour publier ce livre ?
J'ai toujours beaucoup de mal à "me vendre" en toutes circonstances. Là, il y avait aussi une problématique à trouve une justesse de ton pour présenter mon ouvrage, un équilibre à trouver entre un engouement trop débordant et l'humilité d'une "trajectoire" parmi des milliards d'autres sur une planète qui n'est qu'un grain de sable dans l'Univers.
 Sur le sujet proprement dit, j'ai aussi rencontré une difficulté à synthétiser le propos assez dense : les sectes, l'histoire d'amour, le côté irréaliste par son contexte d'une expérience vécue livrée crument sous le maquillage de paillettes ou de fantastique... J'ai rencontré des difficultés à résumer succinctement et efficacement, je ne crois pas d'ailleurs être encore bien rôdé à l'exercice...



Comment avez-vous choisi le titre ?
 Pour le titre, il y a eu deux étapes : Comme il y a un livre dans le livre que j'ai écrit en premier lieu, j'ai d'abord choisi un titre pour celui-ci, "Trajectoires Vibrantes". C'est un titre qui s'est imposé comme une évidence. Il me semblait retranscrire fort à propos l'impression que cet ouvrage raconte la trajectoire que l'on dessine à suivre une étoile et que la raison d'être à tout ça est le facteur vibrant, l'émotion, le ressenti pur et brut sans mentalisation. Il me semble avoir dans ce titre toute la vulnérabilité de l'être et la fragilité de la route que l'on emprunte dès lors que l'on ne suit d'autre raison que celle du cœur. Le choix de finalement écrire ces trajectoires au pluriel est venu des différents axes d'écriture/lecture qui se dégagent, le fait que cette intrigue se développe en mélangeant des considérations de dimensions qu'on pourrait dire parallèles et qui convergent pourtant. "Trajectoires vibrantes", ça ne parle pas d'une vie montée sur rails, pas de croisées des chemins, mais de chemins de traverse initiatiques emberlificotés arpentés avec pour seule aide la seule lumière de notre conscience, cet itinéraire personnel qu'on a tous à accomplir à un moment ou un autre. C'est aussi un titre adéquat à titre personnel pour un premier roman public de Philibert Dumont (alter-ego protagoniste de "Chute Ascendante" et auteur dans celui-ci des "Trajectoires Vibrantes"), étant comme moi hypersensible, hyperémotif, hyper-réactif, théâtre presque permanent de fièvres, tremblements et autres transcendants émois vibrants de toute sorte.
 Pour le titre global de l'œuvre dans sa version complète et définitive, je recherchais une sonorité proche de "Trajectoires Vibrantes" dont j'affectionnais particulièrement la musicalité. Il me fallait d'autre part une unité de propos dans cette aventure, "Chute Ascendante" n'étant qu'une version plus creusée et plus explicitée des "Trajectoires Vibrantes". "Trajectoires Vibrantes" se concentrait surtout sur la partie positive et un peu féérique de l'histoire, je cherchais dans le titre global une exploration des deux côtés de la médaille. Il fallait quelque chose qui exprime que je partageais une aventure que mes proches pourraient décrire comme une descente aux enfers aussi bien que comme une rencontre de la grâce. Lorsque cette conscience de l'aspect recherché d'un titre qui soit à la fois négatif et positif, tout en restant sur la notion positive, s'est imposée "Chute Ascendante". J'étais ensuite rassuré de voir après recherche que ces deux titres ne correspondaient à aucun livre existant déjà. L'oxymore illustre le paradoxe du propos, le côté absurde et illogique convient à merveille au caractère quelque peu incompréhensible de certains évènements centraux sur lesquels l'histoire est construite.
 Je tenais à ce que ces deux titres expriment un mouvement. La vie est mouvement, et cette histoire n'est pas habitée d'un mouvement superficiel mais de métamorphoses profondes, de rencontres d'univers n'étant pas a priori supposés s'entremêler.

Si vous deviez le présenter succinctement à vos lecteurs, que leur diriez-vous ?
Au risque de paraître cliché ou "fleur bleue", la première chose que j'ai envie de dire, c'est que ce livre fortement autobiographique est une preuve que l'amour peut tout, qu'il peut vraiment déplacer les montagnes. Il y a quelques années, on me prenait dans ma famille pour un demi-autiste, on me jugeait réservé et je me suis retrouvé en leader, en conférencier, etc... J'avais un intérêt limité pour la marche du monde et je me suis retrouvé impliqué émotionnellement jusqu'à l'extrême. Au premier abord, on me jugeait taciturne, je dois maintenant m'employer pour ne pas sembler trop bavard.
 On a tous une étincelle en nous qui attend de s'embraser, ce serait un crime que de ne pas oser la laisser prendre. On peut toujours se changer et en se changeant on peut tout changer, rien n'est immuable. Les embûches et les obstacles sont autant d'occasions de se dépasser, de s'améliorer. Toutes les situations peuvent se retourner. Cette histoire dont je témoigne, c'est mon expérience, et même si elle s'est déroulée de façon atypique, elle est universelle.
 "Chute Ascendante" est une œuvre que j'ai confectionné comme une auto-exploration à des fins de déclaration d'amour la plus authentique possible à celle que j'aime en y incluant beaucoup d'humour (cet humour qui fait de ce roman un divertissement que l'on peut tout aussi bien prendre à la légère ou même à la dérision de mon personnage excessif et des situations cocasses dans lesquelles il se retrouve embarqué).

Aujourd’hui, quels conseils donneriez-vous aux auteurs qui souhaitent publier comme vous leurs livres comme vous aujourd’hui ?
Il faut être patient et persévérant, ne surtout pas se laisser décourager, faire un peu un travail de fourmi, faire confiance en son for intérieur mais ne pas attendre que ça tombe du ciel. Le plus efficace est toujours de parler de ce que l'on connaît, avoir un livre auquel vous croyez, pas quelque chose que vous avez cherché à bien faire mais quelque chose qui vous plaît profondément (on est rarement seul à apprécier quelque chose et le plaisir est communicatif), quelque chose qui vous fait vibrer.
Il n'est pas nécessaire d'avoir, comme dans mon cas, vécu une expérience insolite et sulfureuse qui nous a fait traverser une situation extrême pour avoir une histoire à raconter qui intéresse les lecteurs. Il ne faut pas avoir peur de ses zones d'ombre, se livrer totalement sans calcul, assumer son originalité et son identité, c'est comme ça qu'on touche le plus le cœur des gens.

Pour finir, pourquoi avoir choisi Best Seller Consulting pour défendre votre livre dans la presse ?
J'ai choisi Best-Seller Consulting parce qu'ils m'ont semblé très compétents et spécialisés, que leur offre a une vaste portée et que j'ai pu voir leurs bons résultats.

 

 

 > " Chute ascendante "  d'Alban Bourdy - 7 Écrit Editions -  19,90 €

 


( La promotion de l'ouvrage d'Alban Bourdy est assurée par Best Seller Consulting.com - plus de détails ici ) 

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